
Passé 70 ans, la gestion de votre patrimoine nécessite une approche réfléchie et adaptée à vos nouveaux objectifs. Contrairement aux idées reçues, cette période de la vie offre de nombreuses opportunités pour optimiser votre épargne tout en préparant sereinement votre succession. Les solutions d’investissement disponibles aujourd’hui permettent de concilier sécurité, rendement et transmission avantageuse. Le contexte actuel, marqué par une inflation modérée et des taux d’intérêt stabilisés, crée un environnement favorable pour diversifier intelligemment vos placements. Que vous souhaitiez générer des revenus complémentaires, préserver votre capital ou organiser la transmission de votre patrimoine, plusieurs stratégies patrimoniales s’offrent à vous pour répondre précisément à vos besoins spécifiques.
L’assurance-vie après 70 ans : fiscalité des versements et optimisation successorale
L’assurance-vie demeure un outil patrimonial essentiel même après 70 ans, contrairement à certaines croyances tenaces. Ce placement conserve des avantages fiscaux significatifs qui méritent toute votre attention. La souplesse de gestion qu’elle offre en fait un instrument particulièrement adapté aux seniors souhaitant maintenir une disponibilité sur leur épargne tout en organisant leur succession. Selon les dernières données du secteur, plus de 42% des détenteurs d’assurance-vie continuent d’effectuer des versements après 70 ans, témoignant de la pertinence durable de ce support.
La législation française encadre spécifiquement les versements effectués après cet âge pivot, avec des règles distinctes de celles applicables avant 70 ans. Cette distinction fiscale n’enlève rien à l’attractivité du produit, bien au contraire. Elle vous permet d’adapter votre stratégie patrimoniale en fonction de vos objectifs prioritaires, qu’il s’agisse de compléter vos revenus, de sécuriser votre épargne ou de faciliter la transmission à vos héritiers.
Abattement de 30 500 euros sur les primes versées après 70 ans
Le cadre fiscal des versements post-70 ans prévoit un abattement global de 30 500 euros applicable aux primes versées, tous contrats et tous bénéficiaires confondus. Contrairement à l’abattement de 152 500 euros par bénéficiaire dont bénéficient les versements antérieurs à 70 ans, cet abattement unique doit être réparti entre l’ensemble des personnes désignées dans vos clauses bénéficiaires. Au-delà de ce montant, les capitaux transmis sont soumis aux droits de succession selon le barème applicable en fonction du lien de parenté avec le défunt.
Cependant, et c’est là un avantage considérable souvent méconnu, les plus-values générées par ces versements sont totalement exonérées de droits de succession, quel que soit leur montant. Cette caractéristique fait de l’assurance-vie un excellent véhicule pour faire fructifier votre capital après 70 ans. Si vous versez 80 000 euros sur un contrat et que ce capital atteint 120 000 euros au moment de votre décès, seuls 49 500 euros (80 000 – 30 500) seront soumis aux droits de succession, les 40 000 euros de plus-values étant intégralement exonérés.
Taxation des plus-values au barème progressif de l’impôt sur le revenu
De votre vivant, les rachats effectués
sur votre assurance-vie après 70 ans restent soumis au même régime fiscal que pour un épargnant plus jeune. Ce n’est pas votre âge qui détermine l’impôt, mais l’ancienneté du contrat et la part d’intérêts comprise dans chaque retrait. Tant que vous ne retirez pas d’argent, aucune imposition n’est due sur les gains, qui capitalisent en franchise d’impôt, un peu comme la neige qui s’accumule au fil de l’hiver sur un versant de montagne.
Après 8 ans de détention, vos retraits bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule (9 200 euros pour un couple) sur la part d’intérêts. Au-delà, vous avez le choix entre le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 7,5 % ou 12,8 % selon les cas, ou l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Dans la pratique, de nombreux retraités, souvent faiblement imposés, parviennent à effectuer des rachats réguliers quasi exonérés d’impôt en restant sous ces seuils, tout en profitant de la souplesse des retraits partiels programmés.
Contrats multisupports et fonds euros : suravenir, linxea spirit 2, placement-direct vie
Pour tirer pleinement parti de l’assurance-vie après 70 ans, le choix du contrat est déterminant. Les contrats multisupports modernes, comme ceux adossés à Suravenir (Linxea Avenir 2), Spirica (Linxea Spirit 2) ou SwissLife / Generali (Placement-direct Vie), offrent un large éventail de supports : fonds en euros, unités de compte obligataires, actions, SCPI, ETF, produits structurés. Cette diversité vous permet de construire une allocation sur mesure, en mixant sécurité et potentiel de performance.
À titre d’exemple, un profil senior prudent peut viser une répartition autour de 50 à 70 % sur le fonds en euros, 20 à 30 % sur des fonds obligataires ou prudents, et 10 à 20 % sur des supports plus dynamiques (ETF actions mondiales, SCPI). Les fonds en euros de Suravenir ou Spirica affichent depuis plusieurs années des rendements supérieurs à la moyenne du marché, souvent entre 2,5 % et 3,5 % brut, ce qui en fait un socle rassurant pour une épargne après 70 ans. Vous gardez la liberté d’ajuster cette répartition dans le temps, en fonction de votre tolérance au risque et de vos besoins de liquidités.
Clause bénéficiaire démembrée pour optimiser la transmission
Au-delà de la fiscalité, l’un des atouts majeurs de l’assurance-vie après 70 ans réside dans la souplesse de la clause bénéficiaire. Le démembrement de cette clause permet, par exemple, de désigner le conjoint survivant comme usufruitier des capitaux (droit de les percevoir ou d’en jouir) et les enfants comme nus-propriétaires (pleins propriétaires au décès du conjoint). Cette technique patrimoniale est particulièrement intéressante pour protéger le conjoint tout en préservant les droits des enfants sur le long terme.
Concrètement, au décès du premier parent, le conjoint peut percevoir les revenus générés par les capitaux ou en disposer selon les modalités prévues, tandis que les enfants sont assurés de récupérer la pleine propriété à son décès, sans double taxation. Le démembrement de la clause bénéficiaire permet aussi d’anticiper des transmissions complexes (familles recomposées, enfants d’un premier lit, etc.) et d’éviter de futurs conflits. Comme pour tout montage plus sophistiqué, l’accompagnement d’un notaire ou d’un conseiller en gestion de patrimoine est vivement recommandé afin de sécuriser la rédaction et de la coordonner avec votre régime matrimonial et vos dispositions testamentaires.
Plan épargne retraite (PER) et stratégies de sortie pour les septuagénaires
Le Plan Épargne Retraite, souvent présenté comme un produit destiné aux actifs, garde un intérêt après 70 ans, à condition de bien comprendre ses spécificités. Pour un septuagénaire, le PER n’est plus seulement un outil de préparation de la retraite : il devient un instrument d’optimisation fiscale ponctuelle et de transmission. Là encore, la clé est de bâtir une stratégie cohérente avec vos horizons de temps et vos besoins de revenus.
Rente viagère versus sortie en capital après 70 ans
Au moment de la liquidation de votre PER, vous pouvez choisir entre une sortie en rente viagère, en capital, ou un mix des deux. La rente viagère offre une sécurité psychologique appréciable : vous percevez un revenu à vie, quelle que soit la durée de votre retraite. Pour un retraité qui craint d’« entamer le capital trop vite », cette solution joue un peu le rôle d’une pension supplémentaire garantie par l’assureur. En contrepartie, le capital est définitivement aliéné et la fiscalité de la rente suit un régime spécifique (imposition partielle en fonction de l’âge au moment de la liquidation, plus prélèvements sociaux).
La sortie en capital, quant à elle, vous laisse une pleine liberté sur l’utilisation des fonds : complément d’épargne sur une assurance-vie, aides aux enfants ou petits-enfants, financement de travaux d’adaptation du logement, etc. Fiscalement, la part de capital correspondant aux versements déduits est imposable (sauf choix de non-déduction à l’entrée), tandis que les gains sont soumis au PFU ou au barème. Pour beaucoup de septuagénaires, la solution la plus efficace consiste à panacher : transformer une partie du PER en rente viagère pour sécuriser un socle de revenus, et récupérer le reste en capital pour conserver de la flexibilité patrimoniale.
Abondements et versements volontaires : plafonds fiscaux applicables
Peut-on encore alimenter un PER après 70 ans ? Oui, tout à fait. Les versements volontaires restent possibles et ouvrent droit, en principe, à une déduction du revenu imposable dans la limite de vos plafonds épargne retraite. Pour un retraité, ces plafonds correspondent notamment à 10 % des revenus professionnels de l’année précédente (s’il en perçoit encore) ou, à défaut, à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, avec possibilité de reporter les plafonds non utilisés des trois années antérieures.
Cette mécanique peut se révéler particulièrement intéressante si vous êtes encore imposé dans une tranche marginale élevée (30 % ou plus). Verser sur un PER à 70 ou 72 ans permet alors de réduire votre impôt immédiatement, quitte à programmer une sortie en capital échelonnée quelques années plus tard, lorsque vos besoins de trésorerie se feront sentir. En revanche, si votre imposition est faible, l’intérêt fiscal est moindre et il peut être préférable de privilégier l’assurance-vie, plus souple au quotidien et à la transmission.
PER individuel yomoni, linxea avenir 2 et mes placements liberté
Comme pour l’assurance-vie, la qualité du PER choisi joue un rôle crucial dans la performance globale de votre épargne après 70 ans. Certains PER individuels en ligne, comme ceux proposés via Yomoni, Linxea Avenir 2 ou Mes Placements Liberté, se distinguent par des frais réduits, une gestion pilotée adaptée aux profils prudents et un accès à des supports diversifiés (fonds euros, ETF obligataires, fonds diversifiés).
Un septuagénaire pourra, par exemple, opter pour un mode de gestion à horizon prudent, où la part d’actions diminue progressivement avec l’âge, au profit d’obligations et de fonds monétaires. L’idée est de limiter la volatilité tout en gardant un moteur de rendement pour compenser l’inflation. Un PER bien géré peut ainsi jouer le rôle d’« enveloppe fiscale complémentaire » à l’assurance-vie : vous profitez d’une déduction d’impôt à l’entrée, puis d’une sortie calibrée (en rente ou en capital) en fonction de vos besoins futurs et de votre fiscalité au moment du retrait.
Produits structurés et obligations à haut rendement adaptés aux seniors
Pour un épargnant de plus de 70 ans, la recherche de rendement ne doit pas se faire au détriment de la sécurité. Entre le fonds en euros très protecteur mais peu rémunérateur et les actions parfois trop volatiles, il existe un « entre-deux » intéressant : les obligations et certains produits structurés. Utilisés avec parcimonie et dans un cadre maîtrisé (souvent au sein d’une assurance-vie), ils peuvent améliorer le rendement global de votre épargne sans en dégrader excessivement le profil de risque.
Obligations d’état françaises OAT et obligations corporate investment grade
Les obligations d’État françaises (OAT) et les obligations d’entreprises bien notées (investment grade) constituent la brique obligataire classique des portefeuilles prudents. En 2024-2025, la remontée des taux a permis de retrouver des rendements attractifs sur ces supports, avec des coupons souvent compris entre 3 % et 4 % brut pour des maturités moyennes. Pour un senior, ces obligations peuvent être comparées à des « loyers financiers » versés par l’État ou par de grandes entreprises, en échange de son capital prêté pour plusieurs années.
Plutôt que d’acheter des obligations en direct, vous pouvez accéder à cette classe d’actifs via des fonds obligataires ou des ETF obligataires détenus dans une assurance-vie ou un compte-titres. Cela permet de mutualiser le risque de défaut entre plusieurs émetteurs et de rester liquide, puisque vous pouvez revendre vos parts à tout moment. L’important est de vérifier la notation moyenne du portefeuille, la durée de vie (plus la maturité est longue, plus le prix est sensible aux variations de taux) et les frais prélevés par la société de gestion.
Fonds obligataires distribués : carmignac sécurité et allianz global income
Certains fonds obligataires se distinguent par une politique de distribution régulière de revenus, ce qui peut intéresser les retraités en quête de compléments de revenus. Parmi eux, on peut citer Carmignac Sécurité, historiquement positionné sur des obligations de bonne qualité à duration courte ou moyenne, ou encore Allianz Global Income, qui cherche à générer un flux de revenus à partir d’un portefeuille diversifié d’obligations internationales.
Investir dans ce type de fonds, c’est un peu comme déléguer à un gérant professionnel la sélection des « bons payeurs » susceptibles de vous verser des intérêts réguliers. Toutefois, ces supports ne sont pas garantis en capital : la valeur de votre investissement peut fluctuer en fonction des taux d’intérêt et de la santé financière des émetteurs. Ils doivent donc rester une composante mesurée de votre patrimoine (par exemple 10 à 30 % d’un contrat d’assurance-vie), en complément du fonds en euros et d’autres supports moins volatils.
Certificats à capital garanti et notes structurées à barrière de protection
Les produits structurés, sous la forme de certificats à capital garanti ou de notes à barrière de protection, offrent une combinaison intéressante entre potentiel de performance et gestion du risque. Leur principe : votre capital et le coupon que vous pouvez percevoir dépendent de l’évolution d’un indice ou d’un panier d’actions, selon un scénario prédéfini. Certains produits garantissent 100 % du capital à l’échéance, d’autres protègent le capital jusqu’à une baisse donnée de l’indice (par exemple -40 %).
Pour un senior, ces solutions peuvent constituer une façon de « flirter » avec les marchés actions tout en se protégeant partiellement contre un choc boursier. Il faut toutefois garder à l’esprit que la mécanique de ces produits est plus complexe qu’un simple fonds en euros, et qu’ils doivent être sélectionnés avec l’aide d’un professionnel en veillant à leur solidité (notation de l’émetteur, conditions de remboursement, horizon de placement). Idéalement, ils s’insèrent dans une stratégie globale, au sein d’une assurance-vie, et ne dépassent pas une fraction raisonnable de votre patrimoine financier.
Investissement locatif en nue-propriété et démembrement immobilier
À plus de 70 ans, investir dans l’immobilier ne passe pas forcément par l’achat d’un appartement à crédit avec gestion locative au quotidien. Des solutions plus souples existent, comme la nue-propriété ou le démembrement de propriété, qui permettent de profiter de la solidité de la pierre sans les contraintes habituelles. Ces montages patrimoniaux peuvent être particulièrement adaptés à une stratégie de transmission progressive à vos héritiers.
Acquisition en nue-propriété avec usufruit temporaire de 10 à 20 ans
L’acquisition en nue-propriété consiste à acheter uniquement la nue-propriété d’un bien immobilier, l’usufruit étant temporairement détenu par un bailleur (souvent social) ou un autre investisseur pour une durée de 10 à 20 ans. Pendant cette période, vous n’encaissez pas de loyer, mais vous n’avez aucune charge d’exploitation ni fiscalité locative. En contrepartie, vous achetez le bien avec une décote importante, pouvant atteindre 30 à 40 % de sa valeur en pleine propriété.
Pour un septuagénaire, ce type d’investissement peut avoir du sens s’il dispose d’un horizon de transmission de moyen terme : au terme de l’usufruit, il récupère automatiquement la pleine propriété, sans droits supplémentaires, et peut transmettre ce bien à ses héritiers ou le vendre. La décote à l’achat permet aussi de limiter l’assiette taxable à l’IFI pour les gros patrimoines immobiliers. C’est une façon de préparer l’avenir de vos enfants tout en évitant les soucis de gestion locative pendant vos années de retraite.
SCPI de rendement et fiscalité des revenus fonciers après 70 ans
Les SCPI de rendement permettent d’accéder à l’immobilier locatif (bureaux, commerces, santé, logistique) sans se préoccuper de la gestion des biens. En contrepartie de votre investissement, vous percevez des loyers trimestriels, mutualisés sur un large portefeuille immobilier. Pour un senior, c’est une solution intéressante pour diversifier son patrimoine, surtout via une assurance-vie afin d’atténuer la fiscalité.
En détention directe, les revenus de SCPI sont imposés comme des revenus fonciers au barème de l’impôt sur le revenu, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Si votre tranche marginale est élevée, la rentabilité nette peut être nettement réduite. En revanche, loger des SCPI dans une assurance-vie permet de transformer ces revenus fonciers en produits financiers soumis au régime fiscal de l’assurance-vie, souvent plus doux, en particulier après 8 ans. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreux épargnants retraités privilégient la « pierre-papier » au sein de leurs contrats multisupports plutôt qu’en direct.
Dispositifs pinel, denormandie et malraux pour réduction d’impôt
Les dispositifs de défiscalisation immobilière (Pinel, Denormandie, Malraux) sont traditionnellement présentés comme des solutions pour réduire l’impôt sur le revenu en échange d’un engagement locatif. Après 70 ans, leur pertinence dépend étroitement de votre situation fiscale et de votre horizon d’investissement. Si vous êtes encore fortement imposé et que vous disposez de revenus stables, un investissement Denormandie dans l’ancien à rénover, par exemple, peut encore se justifier.
Il convient toutefois d’être particulièrement vigilant : ces dispositifs impliquent souvent un engagement de location de 6, 9 ou 12 ans, avec des contraintes de loyers et de ressources des locataires. À un âge avancé, la liquidité du patrimoine devient une priorité, et un bien Pinel mal situé peut se révéler difficile à revendre. Avant de vous engager, il est donc essentiel d’analyser la qualité intrinsèque du bien (emplacement, marché locatif, perspectives de revente) et de vérifier que la réduction d’impôt compense réellement les contraintes supportées.
Diversification patrimoniale : SCPI, SCI familiale et pierre-papier
Diversifier son patrimoine après 70 ans, ce n’est pas tout miser sur un nouveau produit à la mode. Il s’agit plutôt de répartir intelligemment ses investissements entre différentes classes d’actifs – liquidités, assurance-vie, immobilier, placements de long terme – pour lisser les risques et optimiser la transmission. La « pierre-papier » (SCPI, SCI, OPCI) joue à ce titre un rôle central, car elle permet de conserver les atouts de l’immobilier sans en subir toutes les contraintes.
SCPI corum origin, primonial PRIMOVIE et alderan entreprise & commerce
Parmi les SCPI de rendement plébiscitées par les épargnants, Corum Origin, Primonial PRIMOVIE (spécialisée dans l’immobilier de santé et d’éducation) ou encore Alderan Entreprise & Commerce illustrent bien la diversité possible des stratégies. Corum Origin investit dans des actifs diversifiés en zone euro, avec un objectif de rendement élevé mais une prise de risque plus marquée. PRIMOVIE se positionne sur des secteurs porteurs (cliniques, EHPAD, crèches), potentiellement plus résilients face aux cycles économiques.
Pour un senior, l’intérêt de ces SCPI dépend de son profil de risque et de sa fiscalité. Logées dans une assurance-vie, elles permettent de bénéficier d’une fiscalité allégée sur les revenus et d’une transmission plus simple des parts. Il reste néanmoins indispensable de diversifier entre plusieurs SCPI et de ne pas dépasser une part raisonnable de votre patrimoine (souvent 10 à 25 %), afin de ne pas concentrer votre risque sur un seul marché immobilier ou une seule société de gestion.
SCI à l’IS versus SCI à l’IR pour optimiser la transmission
La création d’une SCI familiale peut être un outil puissant pour organiser la détention et la transmission d’un patrimoine immobilier. Le choix entre une SCI à l’IR (impôt sur le revenu) et une SCI à l’IS (impôt sur les sociétés) influence à la fois votre fiscalité courante et les conditions de transmission aux enfants. La SCI à l’IR est transparente : les revenus fonciers sont imposés directement entre les mains des associés, proportionnellement à leurs parts. La SCI à l’IS, elle, paie l’impôt sur ses bénéfices, mais peut amortir les immeubles, ce qui réduit souvent la base imposable à court terme.
Après 70 ans, une SCI à l’IS peut faciliter certaines stratégies (capitalisation des loyers au sein de la société, revente des parts plutôt que des immeubles, transmission progressive des titres aux enfants via des donations) mais elle complexifie aussi la gestion et peut générer une imposition plus lourde en cas de revente à long terme. À l’inverse, la SCI à l’IR reste plus simple, mais expose directement les associés à la fiscalité foncière. Là encore, il n’existe pas de solution universelle : l’arbitrage dépend de la taille de votre patrimoine, de votre tranche d’imposition et des objectifs de vos héritiers.
OPCI et fonds immobiliers cotés pour liquidité du patrimoine
Les OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) et certains fonds immobiliers cotés complètent le panel des solutions de « pierre-papier ». Contrairement aux SCPI, ils investissent à la fois en immobilier physique, en actions de foncières cotées et en liquidités, ce qui leur confère une meilleure disponibilité des capitaux. Vous pouvez ainsi entrer ou sortir plus facilement, avec des délais de rachat généralement plus courts que pour les SCPI.
Pour un senior, l’OPCI peut constituer une brique de diversification intéressante, notamment dans un contrat d’assurance-vie. Il apporte une exposition à l’immobilier tout en restant plus liquide, au prix toutefois d’une volatilité potentiellement plus élevée en raison de la composante actions. Comme toujours, la clé réside dans la proportion : intégrer un OPCI à hauteur de quelques pourcents de votre portefeuille peut dynamiser votre rendement, tout en vous laissant la possibilité de récupérer rapidement une partie de votre capital en cas de besoin.
Gestion pilotée et allocation d’actifs sécurisée pour profil défensif senior
Passé 70 ans, vous n’avez pas forcément envie – ni le temps – de suivre les marchés financiers, de sélectionner des fonds ou de rééquilibrer régulièrement votre portefeuille. La gestion pilotée, proposée par de nombreux assureurs et sociétés de gestion, répond précisément à ce besoin : vous déléguez les arbitrages à des professionnels, tout en choisissant un profil de risque adapté (prudent, équilibré, dynamique).
Mandat de gestion prudent avec allocation 70% obligations 30% actions
Pour un profil défensif senior, un mandat de gestion prudent se matérialise souvent par une allocation de type 70 % obligations / fonds euros et 30 % actions ou supports dynamiques. Cette répartition vise à préserver le capital tout en maintenant une part d’actifs plus risqués pour lutter contre l’érosion monétaire. On peut comparer cette approche à un « régime méditerranéen » pour votre épargne : principalement composé d’aliments sains et stables, avec quelques touches plus épicées pour garder du tonus.
Concrètement, le gérant adapte cette allocation en fonction de l’évolution des marchés : réduction de la part actions en cas de forte volatilité, allongement ou raccourcissement de la durée obligataire en fonction des taux, arbitrage entre différentes zones géographiques. Vous n’avez plus à vous soucier des détails techniques, ce qui réduit le risque de décisions émotionnelles (vente au plus bas, rachat au plus haut) souvent préjudiciables à long terme.
Robo-advisors yomoni patrimoine et nalo patrimoine pour seniors
Les robo-advisors comme Yomoni Patrimoine ou Nalo Patrimoine ont démocratisé l’accès à la gestion pilotée en proposant des portefeuilles clés en main, à frais réduits et adaptés à chaque projet. Contrairement à ce que leur nom peut laisser penser, ces solutions ne sont pas réservées aux jeunes actifs technophiles : de plus en plus de seniors les utilisent pour simplifier la gestion de leur assurance-vie ou de leur compte-titres.
Après un questionnaire détaillé sur votre situation, vos objectifs et votre tolérance au risque, l’algorithme propose une allocation d’actifs diversifiée (ETF actions, obligations, immobilier coté, monétaire) correspondante à un niveau de risque numéroté (par exemple de 1 à 10). Pour un septuagénaire prudent, un profil 3 ou 4 pourra être recommandé, avec une forte dominante obligataire et monétaire. L’intérêt de ces solutions réside aussi dans la transparence des frais et le suivi en ligne, qui vous permettent de garder une vision claire de l’évolution de votre patrimoine à tout moment.
Rééquilibrage trimestriel et protection du capital investi
Un aspect souvent sous-estimé de la gestion pilotée est le rééquilibrage régulier du portefeuille. Avec le temps, si les actions montent plus vite que les obligations, votre allocation risque de devenir plus risquée que prévu (par exemple 50 % actions au lieu de 30 %). Le rééquilibrage trimestriel ou semestriel consiste à vendre une partie des actifs surpondérés et à renforcer ceux qui sont sous-pondérés, pour revenir à la répartition cible décidée au départ.
Pour un senior, ce mécanisme joue un rôle analogue à celui d’un garagiste qui ajuste régulièrement la pression des pneus : il évite que votre portefeuille ne dérive vers un profil trop risqué ou, au contraire, trop frileux. Certaines assurances-vie proposent également des options de sécurisation automatique des plus-values ou de stop loss, qui permettent de verrouiller une partie des gains en cas de forte hausse ou de limiter les pertes en cas de chute marquée des marchés. Utilisées avec discernement, ces fonctionnalités contribuent à protéger votre capital investi tout en conservant un potentiel de croissance raisonnable à long terme.